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Un complément d'actualité LGBT
Et vous, qu'en pensez-vous?
International | Politique | Science | 13.04.2011 - 13 h 03 | 16 COMMENTAIRES
Royaume-Uni: pour donner leur sang, les gays devront rester chastes pendant dix ans

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Les homos britanniques pourraient enfin être autorisés à donner leur sang. Mais un critère risque de poser problème: il leur faudra ne pas avoir eu de relation sexuelle lors de la dernière décennie.


Peut-on vraiment parler d’une bonne nouvelle? Selon le Sunday Times, la ministre britannique de la Santé Anne Milton devrait annoncer très prochainement que l’exclusion définitive du don du sang des homosexuels sera remplacée par l’exigence d’une absence de relation sexuelle pendant dix ans. Lors des débats parlementaires, les experts du Comité consultatif sur la sécurité du sang, ont avancé qu’une interdiction de cinq ans augmenterait de 5% le risque de contamination du sang, alors que ce chiffre serait divisé par deux si la limite était fixée à dix ans. Les experts estiment que 7% des gays sexuellement actifs donneraient déjà leur sang malgré l’interdiction qui leur est faite.

« PROTÉGER LA SANTÉ PUBLIQUE »
Pour les hétéros en revanche, le délai de chasteté est ramené à six mois. Le but serait d’éviter que des personnes qui ignorent qu’elles ont été récemment infectées donnent leur sang, alors même que le virus n’est pas forcément détectable durant ce laps de temps. Le projet fait grincer des dents les associations LGBT, qui rappellent que la mesure, si elle devait entrer en vigueur, nie totalement que des couples gays entretiennent une relation monogame. Ce que semblent confirmer les statistiques officielles:  seules deux personnes auraient été contaminées par une transfusion sanguine au Royaume-Uni depuis 1985. Pour les observateurs, le gouvernement cherche surtout à faire barrage à une éventuelle action en justice. La loi en vigueur au Royaume-Uni interdisant toute discrimination liée notamment à l’orientation sexuelle, les associations pourraient s’engouffrer dans la brèche et réclamer la fin de l’interdiction faite aux homosexuels. Une source gouvernementale interrogée par le Times a ainsi jugé qu’un bannissement total était « injuste et discriminatoire » mais qu’il fallait « protéger la santé publique ».

Le débat avait rebondi dans le pays l’année dernière avec le cas très médiatisé d’une Écossaise de 47 ans, atteinte de leucémie, dont le fils de 21 ans n’avait pas pu donner de son sang en raison de son homosexualité. La mère était morte quelques jours plus tard, faute d’un donneur compatible hétérosexuel.

CONTRE-INDICATION FRANÇAISE
En France, la question du don du sang chez les homosexuels provoque des réactions épidermiques. En 2009, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot revenait sur sa promesse faite en 2007, d’ouvrir le don du sang aux homos, provoquant la colère des associations LGBT. La semaine dernière, la secrétaire d’Etat à la Santé Nora Berra (ci-contre) s’est illustrée en déclarant que l’homosexualité était « un facteur de risque pour le VIH ». Depuis, cette dernière a rectifié le tir en choisissant de parler de « comportement à risque » et la France est passée d’une « exclusion » à une « contre-indication permanente » (lire Don du sang: après un vif débat au Sénat, Nora Berra confirme l’exclusion des homosexuels). Avec l’humour grinçant qui le caractérise, le site satirique américain Queerty affirme que les seuls homos qui pourront donner seront… les prêtres gays.

Et vous, qu’en pensez-vous?

A lire ou à relire: mon témoignage sur le don du sang et les homos en France en 2010.

Culture | International | Politique | Science | 19.03.2011 - 11 h 18 | 11 COMMENTAIRES
Italie: Un député veut interdire les baisers gays à la télé en prime time

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« J’invoque la décence de 20h30 à 21h30 dans les émissions télés, quand nous nous asseyons à table », a déclaré Massimo Polledri (au centre de la photo ci-dessus) mercredi, au cours d’un débat parlementaire sur l’institution d’un commissaire à l’enfance à la Chambre des députés. « Est-ce de la pudeur, a fait mine de s’interroger l’élu, tout en se défendant de faire une différence de traitement entre les gays et les hétéros: « Il ne me semble pas que des scènes explicites, diffusées à ces heures, de sexe hétérosexuel ou même homosexuel, soient une démonstration de décence » a-t-il ajouté.

«RESPECTER LES MINEURS»
Tout au long de son intervention, le député Polledri a mis en avant sa qualité de pédopsychiatre pour faire valoir ses arguments. Il a également tiré un parallèle entre l’affaire « Chi l’ha visto » (Perdu de vue), du nom de cette émission italienne dont la présentatrice avait scandalisé l’Italie en octobre 2010, en annonçant en direct à Concetta Scazzi, qui participait à l’émission, la mort de sa fille Sarah, violée puis assassinée par son oncle, et les scènes d’effusions selon-lui « indécentes » qui passent aux heures du dîner.

«Je donne un exemple: des baisers exagérés à cette heure, nous en avons vus, et je me souviens de Michele Santoro proposant dans une émission à 20h30, un baiser à pleine bouche et prolongé entre deux hommes. Ça n’aurait pas été acceptable entre un homme et une femme, et ça ne l’est pas entre deux hommes, à cette heure» a-t-il déclaré, sous les applaudissement des membres de son parti. «Nous devons respecter les mineurs, a conclu le député, et aussi leur enseigner un minimum le sens de la pudeur.»

CENSURE

La proposition de Massimo Polledri a surpris les observateurs car la télévision italienne est déjà très peu ouverte aux LGBT. Comme le relève le site d’information italien LGBT Gay.it, l’émission de Michele Santoro sur la Rai consacrée aux couples gays date de 2007, un peu avant l’accession au pouvoir de Berlusconi. Pour Gay.it, cet élu d’un parti populiste souvent homophobe cherche à exploiter un fait divers particulièrement sordide pour diminuer encore un peu plus la visibilité des gays du petit écran italien. En septembre 2010, la Rai avait même censuré des scènes clés de « Brokeback Moutain », pour ne pas « heurter » les téléspectateurs.

La plupart des sites d’information italiens relèvent que les rares séries en prime time qui osent mettre en avant des rôles gays ne montrent aucune effusion entre les personnages. C’est le cas de « Le Cose Che Restano », sorte de « Brother & Sisters » à la sauce italienne. Diffusée en 2010 par la Rai, la série racontait le coup de foudre de l’un des protagonistes, Andrea (Claudio Santamaria), pour Michel, interprété par l’acteur français Thierry Neuvic (également vu en hétéro troublé dans la saison 1 de « Clara Sheller » sur France 2 en 2005). Tout au long des épisodes, les deux hommes se disent leur amour mais ne le montrent pas.

L’ALLEMAGNE PRÉCURSEUR

En comparaison, l’Allemagne fait figure de précurseur pour la visibilité des gays à la télévision: la chaîne publique « Das Erste » a introduit un personnage gay dans son soap phare, « Verbotene Liebe » (Amour interdit) dès 1999. Oliver (Jo Weil) connaît des histoires d’amours très compliquées tout au long de la série. En juillet 2010, coup de théâtre: après moult rebondissements, il s’unit à son amoureux, Christian (Thore Schölermann), devant le pasteur au cours d’une cérémonie aussi kitsch qu’émouvante. Le couple, surnommé affectueusement « Chrolli » par les fans, est devenu très populaire dans le pays et même dans le monde entier. Les personnages d’Oliver et de Christian font un tabac à l’international grâce au sous-titrage anglais amateur des extraits d’épisodes où ils apparaissent, sur YouTube. Devant l’ampleur du phénomène, la chaîne américaine HBO a acheté les droits d’adaptation en 2010.

TIÉDEUR FRANÇAISE


En France, il a fallu attendre le soap « Plus belle la vie » en 2004 pour voir un personnage gay récurrent en prime time à la télévision française. La série fait intervenir Thomas (Laurent Kérusoré), d’abord en couple avec Nicolas (Nicolas Herman) puis Florian (Franck Borde). En 2008, la chaîne met également en avant un couple lesbien, formé par Céline (Rebecca Hampton) et Virginie (Virginie Pauc), mais seulement pour quelques épisodes. De manière générale, en dehors de la série « Clara Sheller », reprise en Allemagne sous le nom de « Verrückt nach Clara », les personnages gay français télévisés sont loin de connaître le succès de leurs homologues d’Outre-Rhin.

International | People | 16.02.2011 - 10 h 31 | 32 COMMENTAIRES
BritBrit élue « icône suprême gay »: Une cabale contre Lady Gaga?

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La chanteuse a été élue « icône suprême gay » au terme d’un sondage réalisé par l’Equality Project du comté d’Orange, en Californie, annonce un chroniqueur du site de l’Examiner. Problème, les déclarations d’un membre de l’association laissent planer le doute sur cette enquête.


31% DES SONDÉS METTENT LA PRINCESSE DE LA POP EN HAUT DE LEUR LISTE

L’Equality Project a demandé à un millier d’hommes gays du sud de la Californie de choisir l’icône suprême gay parmi un panel de personnalités qui comptait notamment Britney Spears, Lady Gaga, Madonna, Perez Hilton, Hillary Clinton ou encore Barack Obama et Cher, selon un article paru ce lundi sur le site de L’Examiner. Résultat: 31% des sondés mettent la princesse de la pop en haut de leur liste. « Britney Spears est une véritable icône gay, a déclaré Joel Waddell de l’Equality Project du comté d’Orange. Elle est authentique dans son affection pour nous et n’a pas besoin de nous exploiter comme un outil marketing comme un autre icône de la madone en cours. » Sur Madonna justement, arrivée en deuxième position avec 25% des votes, le militant se montre tout aussi enthousiaste: « Quand Madonna sortira un nouvel album, elle sera à nouveau au-dessus. Madonna est la plus grande icône que la communauté gay ait jamais eu. »

« LADY GAGA EST A LA COMMUNAUTÉ GAY CE QUE HITLER A ÉTÉ À L’ALLEMAGNE »
Joel Waddell ne semble toutefois pas très heureux que Lady Gaga soit arrivée troisième avec 22% des votes. « Lady Gaga est une artiste sans talent, une escroquerie », lance-t-il à la cantonade. Elle [Lady Gaga, ndlr] est à la communauté Gay ce que Hitler a été à l’Allemagne. » Le militant s’est excusé 24H plus tard pour ses propos sans rien lâcher sur le fond: « Je ne peux pas supporter Lady Gaga. Je pense qu’elle est fausse, sans talent, et qu’elle n’est rien d’autre qu’un produit des hommes d’affaires de droite qui tentent de faire ressembler les gays à des monstres. Cependant, à la comparer à Hitler n’est pas seulement une insulte faite aux Juifs, mais aussi à la communauté Gay. J’étais vraiment à côté de la plaque ce coup-ci! »

Notons que Katy Perry a remporté 12% des votes devant Perez Hilton, Hillary Clinton, Barack Obama et Cher. Reste qu’au vu des déclarations outrancières de ce militant de l’Equality Project, on est en droit de se poser des questions sur la validité de ce sondage. A l’instar de Liz Kelly sur son blog « Celebritology », hébergé par le Washington Post, qui ironise sur les résultats de cette enquête: « Nous ne pouvons que conclure que le comté d’Orange, en Californie, est le foyer d’une micro-saturation des fans gays de BritBrit qui sont tous des votants extrêmement motivés. Ou bien qu’ils pensaient voter pour Lady Gaga. »

Et vous, qu’en pensez-vous ?