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Un complément d'actualité LGBT
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International | Société | 27.06.2012 - 12 h 17 | 2 COMMENTAIRES
Oreo arc-en-ciel, le biscuit de la discorde

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Pour célébrer ce mois de gay pride dans le monde entier, la marque Oreo, du nom de son biscuit le plus emblématique, a eu l’idée de diffuser un montage aux couleurs de l’arc-en-ciel (lire Les biscuits Oreo célèbrent la gay pride). Un hommage qui ne plaît pas à tout le monde. En quelques heures, la photo a suscité plus de 20 000 commentaires sur le compte Facebook de la marque, parmi lesquels une part importante de déclarations homophobes. Certaines appelant même au boycott de la marque.

Florilège: «Je n’achèterais plus jamais d’Oreos!», s’indigne un internaute tandis qu’un autre se dit «dégoûté» par l’initiative de la marque. «Génial, se désespère un autre fan du biscuit, maintenant, mes putains d’Oreos sont devenus gays à leur tour». «Le point de vue de Dieu n’a pas changé depuis Sodome et Gomorrhe, aucun véritable chrétien ne s’engagera en faveur de l’homosexualité», menace un commentateur-prédicateur, en référence à l’épisode biblique dans lequel les deux villes sont détruites par la colère divine en raison de leur immoralité.

Submergé par d’autres commentaires de la même veine, Kraft Foods, la maison-mère de la marque, répond par la voix de son porte-parole qu’elle a toujours «célébré la diversité» et qu’elle continuera à le faire «d’une façon amusante et ludique» à l’avenir.

La presse américaine, elle, met en balance les commentaires homophobes avec les 210 000 mentions « j’aime » en dessous de la photo du biscuit aux couleurs de l’arc-en-ciel sur Facebook. Tout en soulignant que de plus en plus de marques jouent sur une image gay-friendly, espérant par là-même augmenter leur profit. «Nombre d’entreprises et de marques, comme Bud Light, Wells Fargo, Johnson & Johnson et Coca-Cola, ont parrainé ou ont envoyé des représentants aux manifestations pour l’égalité des droits prévus à travers le pays le week-end passé», rappelle ainsi le Los Angeles Time.

Photo darklordbambi

Education | International | 02.03.2012 - 15 h 52 | 4 COMMENTAIRES
États-Unis: Une principale poussée à la démission après un commentaire homophobe

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Ce sont quelques mots glaçants lancés à des élèves qui ont coûté son poste à Dorothy Bond. Depuis jeudi, le portrait de l’ex-principale du lycée Haywood de Brownsville (ci-contre), dans le Tennessee, ne figure plus sur la page de l’administration. Dorothy Bond exerçait pourtant ses fonctions depuis les années 90. Mais son dernier dérapage aura manifestement été celui de trop.

«SI VOUS ÊTES GAYS, VOUS IREZ EN ENFER»
C’est au cours d’un débat sur les démonstrations d’affection en public que la chef d’établissement aurait pété les plombs. «Nous discutions et elle a pointé le doigt vers les gays en disant: Si vous êtes gays, vous irez en Enfer, si vous êtes enceintes, votre vie est finie», raconte une lycéenne, visiblement très émue, au journaliste d’Abc24, une chaîne locale qui a couvert l’affaire. Très choqués, des élèves ont en effet rapporté les mots de leur principale à leurs parents, qui ont à leur tour alerté la presse.

D’autres témoignages dénonçant l’homophobie de la chef d’établissement ont ainsi refait surface. Comme Tony Snipes, ce père d’élève qui révèle face caméra que son fils a été accusé par Dorothy Bond d’être gay en raison de sa coupe de cheveux: «Il y a quelques années, elle a dit à mon jeune fils que s’il s’asseyait entre les jambes d’une fille pour se faire faire des tresses, c’est qu’il devait être gay. Si vous êtes enceintes ou homosexuels, vous n’êtes pas la bienvenue dans cette école». Regardez le reportage réalisé par Abc24:

Si vous n’arrivez pas à lire la vidéo, cliquez sur Principal Dorothy Bond Tells Gay Students They’re Going To Hell.

Les déclarations de Dorothy Bond, largement relayées par la presse, ont fait scandale. La très influente Human Rights Campaign, considérée comme l’une des organisations les plus importantes en matière de droits des personnes LGBT aux États-Unis a notamment lancé une pétition en ligne qui a recueilli 5000 signatures en seulement quatre heures.

INTERDIRE DE PARLER D’HOMOSEXUALITÉ DANS LES ÉCOLES?
Devant le tollé provoqué par ses propos, Dorothy Bond a fini par présenter sa démission, qui a été immédiatement acceptée par sa direction, sans doute trop heureuse de mettre fin à cette mauvaise publicité. Il faut dire que l’État du Tennessee n’est pas réputé pour ses positions gays-friendly.

Depuis l’année dernière, un député républicain s’est mis en tête de faire adopter une  proposition de loi visant à interdire de parler d’homosexualité dans les écoles avant le «9th grade» c’est-à-dire l’équivalent de la 3e (lire Tennessee: Le débat sur la proposition de loi «Don’t Say Gay» est relancé). Plus récemment, un autre élu s’est illustré en comparant les homos à des meurtriers et des violeurs en réponse à la lettre d’une lycéenne qui l’interrogeait sur ses positions anti-gays. L’exemple vient d’en haut.

Photo haywoodschools.com